Messe des 3/4 mars 2018

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Secteur du Val d’Orge
3ème dimanche temps du Carême-
année B
3-4 mars 2018

Groupe Vie de la cité
(élus et membres d’administration).

« Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes,
et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. »

Se lier

Aujourd’hui notre temps de Carême prend un virage : Dieu – qui par son alliance nous tendait la main, nous invitait à NOUS APPROCHER, nous proposais de NOUS LAISSER TOUCHER – nous pousse à NOUS LIER, nous lier à travers la Loi – qui loin d’être un code « civil » – nous donne un cadre pour nos vies de baptisés en lien avec le Christ et avec nos frères.Alors serons-nous assez fous aux yeux des hommes pour nous lier dans la sagesse de Dieu ?

Lectures de la messe

  • Ex 20, 1-17
  • Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11
  • 1 Co 1, 22-25
  • Jn 2, 13-25

 

Invitations à prier avec toute la communauté paroissiale du secteur :

En union, lors de la prière universelle :

Merci Seigneur pour le monde que tu as créé et que tu nous a confié.
Les femmes du Surinam qui ont préparé la journée mondiale de prières des femmes louent ainsi ta création : « Quel plaisir de voir le lever du soleil le matin et le vol des oiseaux dans le ciel ! C’est un cadeau précieux. Préservons sa beauté telle qu’elle était lorsque nous l’avons reçue ».
Nous te prions pour ceux et celles qui œuvrent à la protéger.

Merci Seigneur pour tous ceux et toutes celles qui se lient à toi en confiance en s’engageant dans la vie religieuse ou en acceptant un ministère ordonné.
Nous te prions pour que chacun des membres de ton Église se sente concerné par l’urgence de la formation au discernement spirituel, au niveau personnel et communautaire.

Merci Seigneur pour tous ceux et celles qui forment nos familles, quelle qu’en soit la forme et en particulier pour les grands-mères que nous sommes invités à fêter : celles de nos familles et celles de nos cœurs.
Nous te prions pour elles : celles que nous pourrons fêter aujourd’hui et celles qui sont déjà retournées auprès de toi.

Merci Seigneur pour ta Loi, qui nous lie à toi et à nos frères en Christ par le baptême.
Nous te prions pour les catéchumènes de notre secteur, Apelete, Clarice, Laura et Odette, et pour tout ceux qui cheminent vers le baptême.

 

Témoignage de Carême :

Le groupe Vie de la cité qui témoigne aujourd’hui, est un groupe à visages multiples : personnes travaillant dans une administration, personnes engagées dans la vie politique.

Ainsi Bernice indique qu’elle travaille pour un organisme qui défend les droits des agriculteurs, 40 heures par semaine : elle passe ainsi plus de temps avec ses collègues qu’avec les membres de sa famille. Ses collègues sont comme une deuxième famille. Dans ce milieu de travail, la plupart ont perdu leur foi ou elle est devenue ténue. Mais malgré tout il reste l’entraide pour alléger l’ampleur du travail. Ainsi, cette personne (Bernice) témoigne que « Là où je suis concernée, c’est ma foi dans le Seigneur Jésus qui me permet de continuer malgré tous les inconvénients et les ombres dans ma vie. » et de témoigner que même si les liens entre les personnes peuvent se rompre, demander pardon et faire la paix permet de retendre des liens, tout comme rendre un service, envoyer un message d’encouragement ou partager un repas. Ainsi certains liens sont devenus forts mais d’autres sont encore fragiles.

Pour Marie-Elisabeth, la vie de la cité s’est incarnée dans un engagement politique, nourri de ses passions pour l’histoire politique des états, les droits de l’homme, la réflexion et le débat sur la manière de diriger le monde. A ces passions s’ajoute l’intérêt particulier pour les politiques qui visent et aident l’être humain à être « debout ».
Elle témoigne ainsi :
« Je n’ai pas fait tout de suite le lien entre ma foi et mon engagement politique – et elle n’était pas cachée pour les personnes avec qui je travaillais – . Cet engagement répondait à une passion distincte de ma foi et des engagements que je pouvais avoir dans l’église.
Il peut être très facile d’oublier sa foi dans le tourbillon de la vie politique pour plusieurs raisons. Principalement en raison du principe de laïcité qui est sans cesse rappelé dans les textes d’orientations des programmes politiques, mais aussi et surtout, dans les consensus, les votes auxquels il faut arriver pour rassembler le plus grand nombre.
Les rapports humains que nous avons dans le milieu politique sont bien trop souvent éloignés de ce à quoi la foi chrétienne nous appelle.
Avec le temps, je sais que c’est une foi bien ancrée, incarnée dans tous les aspects de la vie qui fait que l’on ne peut oublier son identité chrétienne, catholique, ancrée elle aussi dans le monde dans lequel nous vivons.
Et pour ancrer sa foi, il faut savoir se garder du temps, malgré l’ampleur d’un engagement politique, pour des temps de prière, pour les temps liturgiques qui tracent notre foi catholique, pour lire les écrits de ceux qui nous ont précédé et restent d’actualité.
S’efforcer de vivre ainsi sa foi, permet d’être témoin sans pour autant le dire, de rester soi, d’être authentique tout en étant ouvert à l’opinion des autres, à leurs recherches, à leurs besoins. C’est le respect de l’autre auquel je crois, le Christ nous appelle. »

 

Lors des eucharisties, nous sommes inviter à prier Notre Père :

Il y a de la folie à se lier à ce qui est extérieur à soi, à ce qui ne semble pas aller de soi. Folie du risque avec et pour l’autre, folie de la solidarité, folie d’accueillir un étranger dans sa maison, folie d’ouvrir son cœur et de tisser de nouveaux liens…
Prenons le risque de tendre notre main à notre voisin d’assemblée, de nous lier à lui pour dire avec confiance la prière que notre frère, le Christ, nous a confié.