HOMÉLIE DU DIMANCHE 6 JUIN 2021 SOLENNITÉ DU SAINT-SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

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HOMÉLIE DU DIMANCHE 6 JUIN 2021
SOLENNITÉ DU SAINT-SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

Les textes de ce jour mettent l’accent sur l’enracinement de l’Eucharistie dans les traditions cultuelles du peuple de la Bible. Le sang c’est la vie. Ainsi Noé, à la sortie du déluge, éleva un autel et immola des animaux pour rendre grâce de son salut. Plus tard Abraham, à qui Dieu demanda de ratifier leur alliance, sa promesse d’une descendance, par un sacrifice d’animaux. La 1ère lecture d’aujourd’hui nous relate aussi comment Moïse scella l’Alliance au Sinaï par un sacrifice d’animaux. Mais ici il y a un élément nouveau, l’engagement du peuple tout entier : « Toutes ses paroles que le Seigneur a dites, nous les mettrons en pratique ».

Le sacrifice d’animaux permettait donc à la fois, d’expier les péchés du peuple, de rendre grâce, et de ratifier l’alliance entre Dieu et son peuple. Mais comme vous le savez, ce sacrifice n’était pas parfait. Aussi, pour obtenir une libération définitive de toute l’humanité, il a plu au Seigneur Jésus-Christ de s’offrir lui-même à Dieu, sur l’autel de la croix, comme une victime sans défaut. « Et pour que nous gardions toujours la mémoire d’un si grand bienfait, nous rappelle saint Thomas d’Aquin, il nous a laissé son corps à manger et son sang à boire, sous les espèces du pain et du vin ».

Ainsi, l’Eucharistie est-elle ce sacrifice parfait de l’Alliance entre Dieu et les hommes ; sacrifice de louange et d’action de grâces ; sacrifice de réconciliation dans le sang de l’Agneau. C’est ce que l’Eglise nous donne à contempler d’une manière particulière, en ce dimanche de la solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Tout comme au Sinaï, c’est le peuple tout entier, Corps du Christ, unis au Christ représenté par le prêtre, qui offre et commémore le sacrifice de louange au Dieu éternel.

Corps à manger, sang à boire : cela peut choquer plus d’un. Serions-nous des cannibales ou anthropophages ? Non. C’est juste le déploiement de la tendresse de Dieu pour ses enfants. Il a plu au Seigneur, sachant que ses disciples seront tristes de son absence, de leur laisser ce sacrement comme réconfort incomparable. C’est donc l’occasion pour nous, de redécouvrir le sens et les effets de l’Eucharistie en nous.

Nous parlons de Saint-Sacr

Les textes de ce jour mettent l’accent sur l’enracinement de l’Eucharistie dans les traditions cultuelles du peuple de la Bible. Le sang c’est la vie. Ainsi Noé, à la sortie du déluge, éleva un autel et immola des animaux pour rendre grâce de son salut. Plus tard Abraham, à qui Dieu demanda de ratifier leur alliance, sa promesse d’une descendance, par un sacrifice d’animaux. La 1ère lecture d’aujourd’hui nous relate aussi comment Moïse scella l’Alliance au Sinaï par un sacrifice d’animaux. Mais ici il y a un élément nouveau, l’engagement du peuple tout entier : « Toutes ses paroles que le Seigneur a dites, nous les mettrons en pratique ».

Le sacrifice d’animaux permettait donc à la fois, d’expier les péchés du peuple, de rendre grâce, et de ratifier l’alliance entre Dieu et son peuple. Mais comme vous le savez, ce sacrifice n’était pas parfait. Aussi, pour obtenir une libération définitive de toute l’humanité, il a plu au Seigneur Jésus-Christ de s’offrir lui-même à Dieu, sur l’autel de la croix, comme une victime sans défaut. « Et pour que nous gardions toujours la mémoire d’un si grand bienfait, nous rappelle saint Thomas d’Aquin, il nous a laissé son corps à manger et son sang à boire, sous les espèces du pain et du vin ».

Ainsi, l’Eucharistie est-elle ce sacrifice parfait de l’Alliance entre Dieu et les hommes ; sacrifice de louange et d’action de grâces ; sacrifice de réconciliation dans le sang de l’Agneau. C’est ce que l’Eglise nous donne à contempler d’une manière particulière, en ce dimanche de la solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Tout comme au Sinaï, c’est le peuple tout entier, Corps du Christ, unis au Christ représenté par le prêtre, qui offre et commémore le sacrifice de louange au Dieu éternel.

Corps à manger, sang à boire : cela peut choquer plus d’un. Serions-nous des cannibales ou anthropophages ? Non. C’est juste le déploiement de la tendresse de Dieu pour ses enfants. Il a plu au Seigneur, sachant que ses disciples seront tristes de son absence, de leur laisser ce sacrement comme réconfort incomparable. C’est donc l’occasion pour nous, de redécouvrir le sens et les effets de l’Eucharistie en nous.

Nous parlons de Saint-Sacrement, parce que c’est le signe (sacrement) par excellence ; source et sommet de la vie chrétienne. « Tout est ordonné à l’Eucharistie, et il n’y a pas de plus grand bien que nous puissions obtenir », nous rappelle le Catéchisme de l’Eglise Catholique. Pain vivant, pain de vie, pain de la route et vrai pain des enfants de Dieu. Ce n’est pas, dit Jésus, comme la manne que nos ancêtres ont mangé dans le désert. C’est le pain de la vie éternelle, anticipation du banquet final à la fin des temps.

Mais quels sont les fruits de l’Eucharistie en nous ? Saint Thomas d’Aquin, le docteur angélique, nous rappelle que « l’eucharistie efface les péchés, accroit, en nous, les vertus (spécialement la charité), et comble l’âme de tous les dons spirituels. Mais le véritable effet de l’Eucharistie, c’est la conversion de l’homme en Dieu ». Autrement dit, contrairement aux autres aliments qui se dissolvent en nous quand nous les mangeons, à chaque fois que nous communions le Christ nous nourrit sans disparaitre : nous devenons « alter Christus » (d’autres Christ).

Ainsi chers amis, à chaque fois que nous communions, nous faisons plus Eglise, car nous devenons de plus en plus le Corps du Christ, tabernacle et sanctuaire de la demeure de Dieu parmi les hommes. Nos yeux de chair ne le voient pas, nos sens ne le sentent pas forcément, mais c’est la réalité de la foi que chacun va vivre tout à l’heure quand il va communier.

C’est pourquoi, face à la grandeur de ce que le Saint-Sacrement signifie, l’Eglise, comme une mère, nous éduque à mieux préparer notre cœur pour en vivre.

  • Notamment par le sacrement de réconciliation qui nous remet en pleine communion avec Dieu, l’Eglise et nos prochains : « Si tu veux offrir un sacrifice à Dieu, et tu te rappelles que tu as un litige avec ton frère, laisse-là le sacrifice sous l’autel, retourne te réconcilier avec ton frère, puis reviens offrir le sacrifice, nous rappelle le Christ ».

  • Les anciens se rappellent aussi du jeûne eucharistique, où quelques heures avant la messe, on ne mange rien, parce qu’on se prépare pour recevoir le véritable pain de vie. Aujourd’hui, l’Eglise nous parle d’un jeûne d’une heure avant la célébration eucharistique. Quoi qu’on puisse penser de cela, il est important de préparer son cœur pour faire place au Christ le plus possible. Ne serait-ce que nous recueillir quelques instants, en silence, avant le début de la messe, ou même en action de grâce après la communion.

  • Enfin, l’adoration eucharistique : prendre le temps de se tourner vers le Christ, présent au milieu de nous ; à genoux devant notre Seigneur, Roi et Sauveur. Et dans le silence de notre cœur, rendre grâce et lui parler comme à un ami.

Vous aurez compris, ce dimanche est un jour pour rendre grâce : accueillir le don de Dieu et remercier ; prendre le temps nécessaire pour savourer particulièrement ce beau cadeau que Dieu nous fait à travers l’Eucharistie.

Ainsi donc, prions aujourd’hui pour notre communauté, et surtout pour ceux qui souffrent de ne pas pouvoir communier au Corps et au Sang du Christ ; afin que le Seigneur qui connait mieux nos cœurs, nous renouvelle tous ensemble dans son amour et nous donne la force de continuer notre cheminement à sa suite. Nous le demandons, au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen ! Bonne fête à tous !

In Christo,
P. Magloire KETEHOULI

ement, parce que c’est le signe (sacrement) par excellence ; source et sommet de la vie chrétienne. « Tout est ordonné à l’Eucharistie, et il n’y a pas de plus grand bien que nous puissions obtenir », nous rappelle le Catéchisme de l’Eglise Catholique. Pain vivant, pain de vie, pain de la route et vrai pain des enfants de Dieu. Ce n’est pas, dit Jésus, comme la manne que nos ancêtres ont mangé dans le désert. C’est le pain de la vie éternelle, anticipation du banquet final à la fin des temps.

Mais quels sont les fruits de l’Eucharistie en nous ? Saint Thomas d’Aquin, le docteur angélique, nous rappelle que « l’eucharistie efface les péchés, accroit, en nous, les vertus (spécialement la charité), et comble l’âme de tous les dons spirituels. Mais le véritable effet de l’Eucharistie, c’est la conversion de l’homme en Dieu ». Autrement dit, contrairement aux autres aliments qui se dissolvent en nous quand nous les mangeons, à chaque fois que nous communions le Christ nous nourrit sans disparaitre : nous devenons « alter Christus » (d’autres Christ).

Ainsi chers amis, à chaque fois que nous communions, nous faisons plus Eglise, car nous devenons de plus en plus le Corps du Christ, tabernacle et sanctuaire de la demeure de Dieu parmi les hommes. Nos yeux de chair ne le voient pas, nos sens ne le sentent pas forcément, mais c’est la réalité de la foi que chacun va vivre tout à l’heure quand il va communier.

C’est pourquoi, face à la grandeur de ce que le Saint-Sacrement signifie, l’Eglise, comme une mère, nous éduque à mieux préparer notre cœur pour en vivre.

  • Notamment par le sacrement de réconciliation qui nous remet en pleine communion avec Dieu, l’Eglise et nos prochains : « Si tu veux offrir un sacrifice à Dieu, et tu te rappelles que tu as un litige avec ton frère, laisse-là le sacrifice sous l’autel, retourne te réconcilier avec ton frère, puis reviens offrir le sacrifice, nous rappelle le Christ ».

  • Les anciens se rappellent aussi du jeûne eucharistique, où quelques heures avant la messe, on ne mange rien, parce qu’on se prépare pour recevoir le véritable pain de vie. Aujourd’hui, l’Eglise nous parle d’un jeûne d’une heure avant la célébration eucharistique. Quoi qu’on puisse penser de cela, il est important de préparer son cœur pour faire place au Christ le plus possible. Ne serait-ce que nous recueillir quelques instants, en silence, avant le début de la messe, ou même en action de grâce après la communion.

  • Enfin, l’adoration eucharistique : prendre le temps de se tourner vers le Christ, présent au milieu de nous ; à genoux devant notre Seigneur, Roi et Sauveur. Et dans le silence de notre cœur, rendre grâce et lui parler comme à un ami.

Vous aurez compris, ce dimanche est un jour pour rendre grâce : accueillir le don de Dieu et remercier ; prendre le temps nécessaire pour savourer particulièrement ce beau cadeau que Dieu nous fait à travers l’Eucharistie.

Ainsi donc, prions aujourd’hui pour notre communauté, et surtout pour ceux qui souffrent de ne pas pouvoir communier au Corps et au Sang du Christ ; afin que le Seigneur qui connait mieux nos cœurs, nous renouvelle tous ensemble dans son amour et nous donne la force de continuer notre cheminement à sa suite. Nous le demandons, au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen ! Bonne fête à tous !

In Christo,
P. Magloire KETEHOULI